Les négos 2020 et la conciliation famille-travail

Alors que dans les trois dernières négociations, les demandes concernant la conciliation famille-travail ont été refusées en grande partie, la table de négo qui s’amorce le 28 janvier portera essentiellement sur celle-ci.

En lisant l’offre du CPNC (Comité patronal de négociation des collèges), rien ne semble tendre vers un semblant de mesure pour faciliter (ou devrait-on dire « rendre moins ardue ») la conciliation famille-travail.

La seule mention qui en est faite consiste au point 4.4 Faciliter le transfert des enseignantes et enseignants entre collèges : « […] Considérant que la nouvelle génération a un intérêt plus marqué pour le changement et la mobilité, que la conciliation travail-famille nécessite parfois de longs déplacements [nous soulignons], que certaines régions ont des besoins de main-d’œuvre spécifiques, il y aurait lieu d’assouplir les procédures entourant les échanges intercollèges entre enseignantes et enseignants permanents ou encore de modifier l’ordre de priorité d’engagement sur un poste ou sur une charge annuelle de remplacement. »

La prémisse de départ (soulignée) paraît pour le moins troublante (voire erronée) : la conciliation demanderait de longs déplacements? Plus encore, le prétexte d’une volonté de considérer la conciliation travail-famille débouche sur une demande qui précariserait encore plus la communauté enseignante, et s’en suit les difficultés supplémentaires à maintenir la tête hors de l’eau lorsque vient le temps de conjuguer famille et travail.

Espérons que la table de négociation du 28 éclairera quelques lanternes sur les réalités de la conciliation famille-travail et permettra, c’est nécessaire, des avancées.

Marie-Pier Savoie

Représentante CCF pour le SEECM

Retour au travail syndical

Près de 60 personnes étaient réunies en Conseil général vendredi dernier. (Source : Pierre Avignon)

Le 10 janvier 2020, les différents syndicats de la Fédération des enseignantes et enseignants de Cégep se sont réunis pour débuter l’année syndicale.

Nous étions réunis pour discuter des offres patronales reçues quelques jours avant le début de la relâche des fêtes. Rappelons que la partie patronale a soumis son offre sur les matières intersectorielles le 11 décembre et sur les matières sectorielles le 16 décembre.

Une offre salariale… insultante

Ce que le gouvernement nous propose, ce n’est ni plus ni moins que :

  • des augmentations de salaire insuffisantes pour nous assurer minimalement la protection contre l’inflation. L’offre salariale va continuer à creuser le retard de rémunération du personnel du secteur public et à accélérer les problèmes de pénurie de main-d’œuvre;
  • des propositions imprécises et inquiétantes, en lien avec notre régime de retraite, qui suscitent des questions;
  • une révision du calcul des indemnités liées aux droits parentaux.

Mais surtout, le gouvernement cherche à aller à l’encontre du régime de négociation prévu à la Loi en créant des forums. Ces forums seraient constitués de représentants du Conseil du trésor, des ministères, et de toutes les organisations syndicales concernées par les enjeux. Les travaux devraient se dérouler d’ici le 30 avril 2020 afin d’éclairer les négociations. Encore une fois, si M. Legault a fait de l’éducation l’une de ses priorités, il nous rappelle que l’éducation ça s’arrête en 5e secondaire et que l’enseignement supérieur n’est pas prioritaire.

La CSQ ne s’est pas encore prononcée sur sa participation aux forums du gouvernement, une prise de position officielle aura lieu le 12-13 février lors d’un Conseil général de négociation (CGN) et vous serez d’ailleurs consultés sur cette question lors de notre prochaine assemblée générale.

De plus, la CSQ évalue ses options légales pour contester la tenue des forums, puisque cela revient à contrôler et contourner le processus de négociation.

Certains organisations syndicales se sont déjà prononcées sur leurs éventuelles participations aux forums :

Sur cette question, vous pouvez consulter la position de la FTQ et l’alliance APTS-FIQ

Un dépôt sectoriel indigeste

Alors que le contexte n’est pas à l’austérité, les demandes patronales sont aussi indigestes que lors de la dernière négociation.

Les demandes patronales visent essentiellement à affaiblir, de manière subtile, les fondements de notre convention collective. Une présentation détaillée de l’offre intersectorielle sera effectuée lors de la prochaine assemblée.

Mais dûment mandaté au terme de la large consultation des membres de la FEC, les personnes présentes ont rejeté à l’unanimité les offres patronales.

Vous pouvez consulter le texte du collègue Alain Dion, du cégep de Rimouski.

Calendrier syndical pour l'hiver 2020

Une autre session qui tire à sa fin et nous sommes déjà à préparer la prochaine.

Une session qui sera marquée par l’échéance de notre convention collective le 31 mars 2020. À la lumière des dépôts patronaux des derniers jours, nous pouvons d’ores et déjà affirmer que la session d’hiver sera difficile.

Voici en bref les activités syndicales prévues à l’hiver prochain :

28 janvier                 Atelier d’initiation à la vie syndicale

Vous avez rejoint récemment (moins de 5 ans) l’enseignement au collégial ?
Vous êtes intéressé à comprendre le fonctionnement de votre syndicat ? 
Cet atelier est pour vous !

4 février                    Assemblée générale syndicale

8 mars                        Journée internationale des droits des femmes

17 mars                      Conférence de l’IRIS – François Desrochers

Inégalités de rémunération entre les hommes et les femmes au Québec : l’impact de la ségrégation professionnelle du secteur public.
Un rattrapage salarial du personnel de l’administration québécoise pour porter leur rémunération au niveau des entreprises publiques coûterait environ 7,3 milliards $ annuellement à l’État québécois, dont 5,9 milliards $ en salaires, et réduirait de 35 % l’écart général du salaire horaire moyen entre les hommes et les femmes au Québec, à quelques jours de l’échéance de la convention collective est-ce que l’on peut vraiment envisager un changement de cap en sens du gouvernement ?

31 mars                      Expiration de la convention collective

7 avril                         Formation sur le financement du Cégep et l’allocation de la tâche

Que vous soyez responsable de la coordination départementale ou pas ?
Que vous soyez nouveau dans le domaine ou encore une personne d’expérience?
Cette formation est pour vous !

14 avril                       Assemblée générale syndicale (élections)

28 avril                       Rencontre collège-syndicat sur le projet de répartition de la tâche

1er mai                        Journée internationale des travailleuses et des travailleurs

26 mai                        Assemblée générale annuelle à l’Hôtel le Belle-Plage

Lucie Piché, présidente de la Fédération des enseignantes et enseignants de Cégep sera parmi nous pour notre assemblée générale annuelle.

En route vers la négo !

Nous avons obtenu les données préalables au lancement de la négo dans les dernières semaines : Les données sur la rémunération du personnel de l’État et l’évaluation actuarielle du régime de retraite.

La Rémunération des salariés

Alors que la négociation débute, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié la mise à jour de son étude Rémunération des salariés (Faits saillants : http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/travail-remuneration/remuneration-salaries-2019-fs.pdf et étude détaillée http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/travail-remuneration/remuneration-salaries-2019.pdf).

Ce rapport porte sur la comparaison de la rémunération globale des salariés syndiqués de l’administration québécoise avec celle des autres salariés du marché du travail québécois. L’administration québécoise comprend les employés de la fonction publique ainsi que ceux des réseaux de l’éducation et de la santé et des services sociaux.

La rémunération globale comprend trois composantes principales : les salaires, les avantages sociaux et les heures de présence au travail (les heures normales de travail moins les heures chômées payées).

Le constat est clair, le personnel de la fonction publique et des milieux de la santé et de l’éducation NE sont PAS les mieux payés… le retard est important 6,2 % sur la rémunération globale et de 13,2 % uniquement sur le volet salarial. Les seuls secteurs où la rémunération globale est plus intéressante sont en comparaison avec les employés non-syndiqué, mais le salaire est plus intéressant quand même dans ces secteurs.

Malgré tous les avertissements du Premier ministre, les surplus sont importants et les employéEs de l’État sont des contribuables… (À ce sujet : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1194959/surplus-quebec-budget-finances-publiques-ministre-eric-girard et https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1299881/francois-legault-negociation-salaires-fonctionnaires) et clairement nos demandes salariales sont raisonnables (2 $, 3 %, 3 %), dans les limites de la capacité de l’État et vise à diminuer l’écart de rémunération globale.

L’évaluation actuarielle du Régime de retraite

Les résultats de l’évaluation actuarielle du RREGOP ont été rendus disponibles cette semaine. Cette évaluation actuarielle du RREGOP dresse le portrait de la situation financière en date du 31 décembre 2017.

Sur la base de cette évaluation actuarielle, le taux de cotisation est établi applicable pour les trois prochaines années (2020 à 2022). Le taux de cotisation au 1er janvier 2020 est de 10,63 % du salaire admissible en excédent de 25 % du maximum des gains admissibles, en baisse par rapport au taux actuel de 10,88 % (MGA) au Régime de rentes du Québec (RRQ).

La situation financière s’est grandement améliorée, passant d’un déficit de près d’un milliard à un surplus de 6,1 milliards de dollars.

Le régime s’est bien remis de la crise financière de 2008 ! Il faut demeurer prudent par rapport à l’incertitude des marchés financiers les rendements attendus sont de 6,2 % pour ne pas créer de perte.

Le dépôt patronal

La partie patronale répondra à nos demandes dans les semaines à venir

  • Sur le volet intersectoriel (salaire, retraite, congés parentaux) : 12 décembre
  • Sur le volet sectoriel : 16 décembre

Dans cette perspective, nous vous invitons à porter vos chandails profs en négo pour ces deux journées et si vous n’avez pas en ce moment de chandail, vous pouvez passer au local syndical pour en récupérer un !

Les profs du Cégep de Matane demandent un moratoire

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Modifications au Programme d’expérience québécoise (PEQ)
Les profs du Cégep de Matane demandent un moratoire

Matane, le 5 novembre 2019 – Le Syndicat des enseignants et enseignantes du Cégep de Matane dénonce les impacts des modifications apportés au Programme d’expérience québécoise (PEQ) et demande un moratoire sur le projet ainsi qu’une clause de droits acquis.

« Nous sommes particulièrement inquiets, puisque 45 % de notre effectif est composé d’étudiants étrangers. Pour les jeunes actuellement inscrits dans nos programmes il nous apparaît inconcevable que les règles du jeu changent en cour de route. Les étudiantes et étudiants qui proviennent de partout dans le monde sont une richesse pour notre communauté », de déclarer Yannick Malouin, 2e vice-président du SEECM-CSQ.

La population étudiante internationale, une richesse pour les cégeps de région

Institué en 2010, le Programme d’expérience québécoise (PEQ) est une des portes d’entrée au Québec offertes par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Inclusion (MIFI). Il permet à un étudiant étranger diplômé d’obtenir un certificat de sélection du Québec (CSQ) si cette personne qui souhaite demeurer en sol québécois après ses études.

Le 12 juillet 2019, le MIFI a suspendu le PEQ, en annonçant vouloir y resserrer l’accès. Le programme révisé, en vigueur depuis le 1er novembre dernier, vient modifier passablement les modalités d’accès au marché du travail. Afin d’arrimer les admissions au PEQ avec les besoins actuels du marché du travail, le MIFI restreint l’accès au Programme à une liste de programmes d’études ciblés alors qu’auparavant aucune restriction n’existait à ce niveau.

« Le tout nous apparaît paradoxal, alors qu’on nuit au recrutement à l’international, le dernier Régime budgétaire et financier des cégeps a octroyé 3,8 M$ aux établissements collégiaux pour faciliter leurs efforts en la matière », d’ajouter Yannick Malouin.

Programmes concernés au Cégep de Matane

Actuellement, le Cégep de Matane accueille des étudiants étrangers dans les programmes suivants :

  • Aménagement et urbanisme (18 %)
  • Animation 3D (40 %)
  • Électronique (55 %)
  • Informatique (57 %)
  • Multimédia (66 %)
  • Photographie (63 %)
  • Soins infirmiers (17 %)
  • Tourisme (68 %)

Parmi ceux-ci, les programmes d’études en aménagement et urbanisme, animation 3D, photo et tourisme sont exclus du nouveau PEQ.

L’enseignement, c’est plus qu’enseigner…

Lors du dépôt de nos demandes syndicales, Suzy Lebreux a livré un vibrant témoignage sur l’enseignement.

Nous vous le partageons afin que vous puissiez consulter se manifeste qui nous rappelle que l’enseignement, c’est plus qu’enseigner.

L’enseignement, c’est plus qu’enseigner…

Selon le Petit Robert, enseigner c’est l’action de transmettre des connaissances… Mais posséder des connaissances ou un diplôme ne rendent pas automatiquement apte à l’enseignement.

L’enseignement c’est être constamment sollicité pour mettre à jour ses connaissances et ses compétences.

L’enseignement, c’est avant tout l’art de se taire.

C’est l’art de faire parler les élèves, les amener à lire, comprendre, penser, analyser, synthétiser, transposer.
C’est créer des conditions d’apprentissage et donner des moyens d’apprendre…

C’est apprendre aux élèves à apprendre.
L’enseignement c’est amené l’élève à se mobiliser, susciter son intérêt pour ensuite maintenir cet intérêt et susciter son engagement.

C’est servir de guide, diriger l’élève, l’aider à organiser l’information.

C’est redonner aux élèves la responsabilité d’apprendre.

C’est donc bien plus que de transmettre des connaissances, c’est provoquer des apprentissages.
L’enseignement c’est des rencontres et des échanges… c’est avant tout travailler avec des humains.

C’est communiquer, être à l’écoute, créer des ponts et tisser des liens.
C’est être un accompagnateur.
C’est construire chez l’élève un savoir, un savoir-faire et un savoir-être.

Demandes déposées!

En vue du renouvellement de la convention collective qui viendra à échéance le 31 mars 2020, le comité de négociation de la FEC a déposé nos demandes sectorielles le matin du 16 octobre dernier au Comité patronal de négociation des collèges (CPNC).  Ces demandes sont le fruit de 2 phases de consultations qui se sont tenues dans nos assemblées générales en mars et en mai dernier.  Le même exercice s’est tenu dans toute la fédération jusqu’à l’adoption finale au début octobre en conseil général. 

C’est accompagné de 300 personnes déléguées de la CSQ scandant le slogan de la présente négo « Faut que ça change maintenant » que nos demandes intersectorielles ont été déposées au Conseil du trésor le jeudi 24 octobre. 

« Pour une rare fois, la négociation débute dans un contexte de surplus budgétaires. Or, ces surplus découlent de coupes draconiennes imposées tant en éducation, en enseignement supérieur qu’en santé au cours des dernières années, a affirmé Sonia Ethier, présidente de la CSQ. Ce régime d’austérité a affecté gravement les conditions de travail du personnel. Le temps de reconnaitre et de valoriser le travail de tous les employées et employés des réseaux de l’éducation et de la santé est arrivé. »

 « La précarité, la surcharge de travail et la dégradation des conditions de travail sont telles qu’il devient de plus en plus difficile de retenir le personnel et d’attirer de nouvelles recrues dans le secteur public. Nos membres sont à bout de souffle. Il faut que ça change maintenant », a dit Sonia Ethier.

À Matane, nous déposerons officiellement le cahier des demandes sectorielles à notre direction mardi prochain.  Suivez-nous sur les réseaux sociaux.

William Duclos

Retour sur le Conseil général de la FEC

Notre syndicat est affilié à la Fédération des enseignantes et enseignants de Cégep (FEC) de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). La vie syndicale fédérative s’est amorcée le 3 octobre dernier par la tenue du premier conseil général de l’année. Le conseil général est l’instance principale de la Fédération et c’est lors de ces rencontres que les différents syndicats affiliés donnent les orientations pour la conduite des affaires syndicales.

Lors de ce dernier Conseil général, le principal dossier était l’adoption du cahier des demandes syndicales pour la prochaine négociation.

Après des mois de consultations et d’échanges entre les membres des différents syndicats et la fédération, on peut dire que ce dépôt syndical est le fruit d’un travail sérieux et rigoureux. Avant de procéder à ce dépôt syndical, les délégations des treize syndicats membres de la FEC-CSQ s’étaient donné rendez-vous à un conseil général les 3 et 4 octobre, afin de faire à la fois un bilan des dernières consultations et d’adopter le cahier final de nos demandes syndicales.

Ainsi, nous avons pris connaissance des résultats de la consultation auprès des membres des syndicats affiliés et par la suite nous avons adopté nos demandes finales. Avant de procéder à ce dépôt syndical, les délégations des treize syndicats membres de la FEC-CSQ s’étaient donné rendez-vous à un conseil général les 3 et 4 octobre, afin de faire à la fois un bilan des dernières consultations et d’adopter le cahier final de nos demandes syndicales

Si tout se déroule dans le respect de la loi régissant les négociations dans le secteur public, nous devrions connaitre leurs réactions à la mi-décembre, soit 60 jours après le dépôt de nos demandes syndicales.

Enfin, le Conseil général a aussi validé le plan d’action pour le dépôt des demandes syndicales à la partie patronale qui s’est tenu le 16 octobre dernier.

Rappelons que les grands thèmes de la négo 2020 sont :

  • une tâche enseignante plus réaliste et des conditions de travail plus humaines;
  • une meilleure sécurité d’emploi;
  • l’obligation, pour les collèges, d’adopter de véritables mesures de conciliation famille-travail;
  • la reconnaissance de notre expertise disciplinaire et le respect de notre autonomie professionnelle;
  • la prise en compte de l’impact du virage numérique sur la tâche.

Conseil général CSQ

C’est dans une conjoncture économique québécoise plus que favorable et en plein blitz final que s’est tenu le dernier conseil général des négociations de la CSQ le 9 et 10 octobre dernier.  Avec un premier ministre qui négocie déjà sur la place publique en affirmant que les surplus n’appartiennent pas aux syndicats, mais à la population québécoise (qui sommes-nous alors ?), un sentiment d’ambiguïté régnait dans la salle où se réunissaient les responsables syndicaux du secteur de l’éducation et de la santé.   Malgré cela, nous devions nous entendre sur le cahier intersectoriel final qui sera déposé au gouvernement Legault d’ici la fin octobre.

À la suite de la consultation de toutes les personnes des syndicats concernées par la loi 37, nous devions adopter les revendications touchant la demande salariale, la retraite, les congés parentaux et les disparités régionales.

Les demandes concertées de la FEC et de certaines autres fédérations ont porté fruit, car l’adoption des revendications salariales se solde par une augmentation fixe de 2 $ afin d’accélérer le rattrapage des salaires suivi d’une augmentation de 6 % pour les années suivantes.  Celles concernant la retraite consistent à maintenir la bonification de la RRQ sans toutefois coordonner cette hausse avec le RREGOP et à revendiquer l’application de 5 mesures supplémentaires à faible répercussion sur le régime comme l’allongement de la retraite progressive et la prestation anticipée.  Aucune proposition sur l’enjeu des congés parentaux n’a été présentée.  En revanche, le Conseil général des négociations de la CSQ a reçu le mandat de réfléchir au sujet de la demande concertée de la FEC concernant la bonification du congé paternel ainsi que la bonification du congé d’adoption proposée par un membre de la fédération des syndicats de l’enseignement.  En terminant, bien que deux propositions aient été retenues au sujet de la disparité régionale, aucune ne concerne Matane.

Et le front commun dans tout ça ?  Les discussions se poursuivent avec la CSN et la FTQ.  Si nous voulons que le Québec se dote d’une main-d’œuvre stable et compétente pour nos institutions publiques et parapubliques, alors une alliance rassemblant le plus de syndicats est plus que souhaitable.

William Duclos, président du SEECM

Journée mondiale des enseignantes et des enseignants

À la veille de la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants, les membres de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ) se sont rendus à la rencontre des citoyennes et des citoyens de Sainte-Foy pour échanger sur leurs expériences au cégep ainsi que sur les multiples facettes, souvent méconnues, de la profession enseignante au collégial.

« Les cégeps, c’est nous… pour vous!, voilà le message que nous souhaitons livrer à la population tout en faisant un clin d’œil aux slogans des partis en course dans la présente campagne électorale. Tous les jours, nous enseignons à de futurs citoyennes et citoyens, nous formons les techniciennes et techniciens si recherchés, nous soutenons des jeunes à un âge crucial de leur vie. Et, tout cela, nous le faisons pour vous, pour assurer le dynamisme des communautés locales, pour permettre à chacun d’avoir accès à une éducation publique de qualité et pour favoriser le vivre-ensemble en transmettant un héritage culturel commun », de déclarer Lucie Piché, présidente de la FEC-CSQ et professeure d’histoire au Cégep de Sainte-Foy.

Pour le Québec de demain
Alors que la révolution numérique, les changements climatiques, mais également le vieillissement de la population, soulèveront des défis importants pour la société québécoise au cours des prochaines années, il semble que l’enseignement offert au niveau collégial fait partie de la solution. En effet, selon Emploi-Québec, sur les 90 000 emplois créés en 2017, plus de 80 % demandaient déjà une formation postsecondaire.

« Face à la pénurie de main-d’œuvre dont il est si souvent question dans l’actualité, partout au Québec, les cégeps sont particulièrement bien placés pour accueillir des jeunes et des adultes d’ici ou d’ailleurs qui souhaitent accéder au marché du travail ou à l’université. Or, comme pour de nombreux emplois, l’attraction et la rétention du personnel grâce à de bonnes conditions de travail demeurent un enjeu pour les enseignantes et enseignants du collégial comme nous aurons l’occasion de le rappeler au cours de la prochaine ronde de négociations avec le gouvernement du Québec », d’ajouter Lucie Piché.

« Sur la scène fédérale, au-delà des pastiches des slogans électoraux, la campagne électorale actuelle est l’occasion de rappeler le soutien financier que doit offrir le gouvernement canadien à l’enseignement postsecondaire et à la recherche, notamment à travers les transferts en matière de programmes sociaux. Or, malgré une amélioration depuis les années Harper, il pourrait être pertinent, comme le soulèvent plusieurs, d’augmenter ces transferts et de créer une enveloppe à part entière pour l’enseignement supérieur », de conclure Lucie Piché.

Journée mondiale des enseignantes et des enseignants
Depuis 1994, la date du 5 octobre a été choisie pour célébrer l’anniversaire de l’adoption en 1966 de la recommandation de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et de l’Organisation internationale du Travail (OIT) portant sur les conditions de travail du personnel enseignant. Cette journée permet de mieux faire reconnaître le rôle crucial du personnel enseignant dans la transformation de la vie des jeunes et des sociétés partout dans le monde. Elle permet également d’encourager la solidarité internationale entre les enseignantes et les enseignants.

Source : FEC-CSQ.

Urgence climatique : une belle mobilisation !

Le 27 septembre dernier, nous étions près de 400 personnes dans les rues de Matane pour souligner l’importance d’agir pour lutter contre les changements climatiques.

Dans le cadre de la journée mondiale d’action sur l’urgence climatique, nous avons été nombreux et nombreuses à mettre de l’avant que cette préoccupation était importante pour notre collectivité.

En plus de l’excellente participation à la marche en après-midi, il est très important de souligner qu’entre 200 et 250 personnes ont participé aux activités organisées au Cégep en matinée.

Une belle mobilisation qui n’aurait pas été possible sans la participation et l’implication d’un comité organisateur d’enseignantes et d’enseignants mobilisés par cette cause ! Nous les remercions chaleureusement d’avoir mis l’épaule à la roue !

Pourquoi, le 27 septembre ?

La journée du 27 septembre a été choisie par Earthstrike en automne 2018 parce que la date coïncidait avec la publication du livre Silent Spring, de Rachel Carson en 1962, livre reconnu pour avoir contribué à lancer le mouvement environnementaliste aux États-Unis. C’est aussi la dernière journée d’une semaine mondiale d’actions pour le climat débutant le 20 septembre 2019.

Pourquoi s’être mobilisé ?

Parce que protéger l’environnement, c’est protéger l’humanité. En effet, l’urgence climatique menace aujourd’hui le futur de l’humanité et les droits humains les plus élémentaires à l’échelle de la planète. Le droit à la vie, au logement, au travail, à des moyens de subsistances et à des installations sanitaires sont en péril.

La lutte écologiste n’est pas seulement une lutte sectorielle. La lutte pour le climat doit absolument se faire dans une perspective de justice sociale et les mesures de transition qui seront entreprises ne doivent pas seulement profiter aux riches, mais doivent viser le respect des droits humains et l’amélioration des conditions de vie de tous et toutes.

Et maintenant, on fait quoi ?

La lutte est loin d’être terminée !

Il faut revendiquer plus d’actions concertées pour lutter contre les changements climatiques et même si le moment est venu de passer à de larges actions collectives, il ne faut surtout pas abandonner et arrêter de faire individuellement des gestes pour limiter notre empreinte carbone et notre empreinte écologique

De plus, nous avons un devoir civique et collectif d’informer et d’éduquer à ces enjeux écologiques fondamentaux. Voici un document d’information pour vous aider à réfléchir aux manières d’intégrer cet enjeu dans votre enseignement :

La mobilisation EarthStrike n’est pas finie maintenant que le 27 septembre est derrière nous, d’autres actions sont à venir et nous serons appelés à nous mobiliser de nouveau.

D’ici là, les canaux de communication sont bien ouverts avec la direction et nous croyons que des actions au Cégep et à Matane seront envisageables en lien avec le jour de la terre le 22 avril prochain.

Et surtout, continuons à porter le rond vert !

Merci à Caroline Vukovic pour les photos prises lors de la journée du 27 septembre et à Clément Bouchard pour la photo prise depuis le toit du cégep avant le départ de la Marche.

Consultation pour la prochaine négociation

La consultation en vue de la prochaine négociation s’est terminée cette semaine, en ce qui concerne le SEECM.


Alors que les membres de Matane s’étaient prononcés sur la question le 30 mai dernier, les membres du CMÉC à Amqui se sont prononcés le 26 août dernier.

Ainsi, c’est unanimement que le SEECM appuie le cahier de demande sectorielle, mais c’est également de manière unanime que les membres du SEECM se sont prononcés contre la proposition salariale de la CSQ ainsi que la proposition sur les droits parentaux.

Rappel

L’équipe syndicale a soumis aux assemblées générales deux propositions afin de revendiquer des avancés plus importantes sur deux matières intersectorielles : le salaire et les droits parentaux.

La proposition Houle

Au conseil général de la FEC de mai dernier, les différents syndicats se sont entendus afin de faire adopter par leurs membres respectifs une proposition similaire visant à demander une augmentation salariale en taux horaire pour la première année plutôt qu’une augmentation paramétrique.

Mais pourquoi donc ? Afin de permettre aux petits salariés d’obtenir un rattrapage salarial intéressant. En effet, pour une personne gagnant 20 $ de l’heure, une augmentation de 3$/h est très importante (env. 15%) et contribue à diminuer les disparités de traitement au sein de la fonction publique. Pour une personne gagnant 30 $ de l’heure, cela représente encore une augmentation de 3%. Évidemment, une personne gagnant 60$ de l’heure bénéficierait de manière moins importante d’une augmentation de son salaire de 3$ de l’heure, mais il s’agit évidemment d’un geste de justice et d’équité sociale entre les différents salariés de la fonction publique.

Bien qu’actuellement aucune alliance de Front commun n’ait été conclue, rappelons que la CSN a annoncé sur la place publique son intention de faire une demande salariale 3$/h, 3%, 3%.

La proposition Houle, du nom de l’ancien président du Syndicat des profs du cégep de Ste-Foy, allait dans ce même sens, mais avait été battue par le vote prépondérant de la FSE au sein des instances de la CSQ.

Donc, la proposition adoptée unanimement pour le SEECM est la suivante :

CONSIDÉRANT que pour certaines personnes une augmentation salariale en pourcentage maintient les disparités de traitement et ne fait que creuser l’écart salarial ;

CONSIDÉRANT que certaines de ces personnes de la fonction publique gagnent un salaire à peine plus élevé que le salaire minimum ;

Que solidairement avec ces personnes, le SEECM rejette la proposition salariale de la CSQ et demande, afin de limiter les disparités de traitement, une augmentation fixe à déterminer du taux horaire ou son équivalent suivi d’une augmentation paramétrique moyenne de 3 % par année pour les années suivantes de l’entente.

À suivre, début octobre.

La proposition Victo sur les droits parentaux

Le Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep de Victoriaville, premier syndicat à tenir son assemblée de consultation en mai dernier, a soumis à son assemblée générale une proposition visant à augmenter la durée du congé de paternité.

La proposition (contenant de nombreux considérants) a pour le moment été reprise par l’ensemble des syndicats FEC, consultés.

Voici ladite proposition :

CONSIDÉRANT qu’il importe de permettre à chaque personne de développer ses compétences parentales le plus tôt possible après l’arrivée d’un enfant ;
CONSIDÉRANT que l’actuel congé de paternité, se limitant à 5 semaines, même s’il est désormais utilisé par la majorité des pères, est insuffisant pour y parvenir pleinement ;
CONSIDÉRANT que seuls 35 % des pères québécois profitent du congé parental partageable ;
CONSIDÉRANT qu’un congé de paternité de 8 semaines, réservé aux pères et non transférable, est susceptible d’avoir des effets durables sur la prise en charge conjointe des enfants, le partage équitable des tâches ménagères et familiales et de la charge mentale ;
CONSIDÉRANT l’objectif de parvenir à une pleine égalité parentale ;
CONSIDÉRANT que le Conseil du statut de la femme est en faveur de cet allongement du congé de paternité ;
CONSIDÉRANT que plusieurs pays d’Europe offrent déjà des congés de paternité d’une telle durée ou d’une durée supérieure ;
CONSIDÉRANT que les gains de négociation du secteur public se répercutent souvent sur l’ensemble de la population et sont susceptibles d’améliorer à moyen terme les conditions de vie et de travail de la société québécoise ;
CONSIDÉRANT que la pénurie de personnel risque de rendre encore plus difficiles les remplacements des congés de paternité de seulement 5 semaines, en enseignement collégial ;
CONSIDÉRANT que la CSQ ne présente aucune demande sur les droits parentaux ;

Que le SEECM revendique que le congé de paternité soit augmenté de 5 à 8 semaines.

En lien avec ce sujet, vous pouvez consulter les sites suivants :

https://iris-recherche.qc.ca/blogue/des-conges-payants

https://www.lesoleil.com/actualites/surplus-records-dans-le-regime-quebecois-dassurance-parentale-fd6dcf924d90cf59fa583583aed7164b

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1181091/taux-cotisation-regime-assurance-parentale-quebec-baisse-six-pour-cent

La négociation 2020

Sous le thème Faut que ça change, maintenant !, la négociation des secteurs public et parapublic s’effectue sous l’égide de la Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic (RLRQ chapitre R-8.2) prévoit que la négociation s’effectue sur deux tables distinctes, une table sectorielle où sont négociés les conditions d’exercice de la profession et une table intersectorielle où sont négociés salaire, retraite et droits parentaux.

Pour bien comprendre les différentes composantes de la négo à venir, vous pouvez consulter le document suivant produit par le comité de négociation de la FEC (http://fec.lacsq.org/wp-content/uploads/2019/05/N%C3%A9gociation-101-Les-fondamentaux.pdf)

Retour sur le congrès de la FEC-CSQ

L’affiche du XXIIe Congrès de la FEC-CSQ

Du 3 au 5 juin dernier se déroulait le XXIIe congrès de la FEC-CSQ. Sur le thème le Syndicalisme 2.0 : le syndicalisme enseignant à l’ère numérique, vaste sujet, il aura permis aux personnes déléguées au Congrès de se questionner sur le rôle du numérique dans l’enseignement ainsi que sur la complexe question de l’identité numérique.

En lien avec ce thème, nous vous invitons à consulter l’ouvrage de Judith Lussier : On peut plus rien dire: le militantisme à l’ère des réseaux sociaux disponible à la bibliothèque du Cégep (matane.koha.collecto.ca/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=125245)

Le Congrès se déroule tous les trois ans et regroupe des personnes de chacun des syndicats membres de la Fédération. Il s’agit de l’instance suprême de la Fédération. Il détermine les politiques générales, les objectifs majeurs et les grandes lignes d’action de la Fédération.

Dans ce contexte, les personnes déléguées au Congrès ont été appelées à se prononcer sur différentes questions en lien avec la vie de la Fédération:

  • La révision des statuts et règlements;
  • La réception du rapport d’activité de la Fédération depuis le dernier Congrès;
  • L’adoption des recommandations pour le prochain triennat;
  • L’élection du bureau syndical de la Fédération.

La révision des statuts et règlements

La révision des statuts et règlements de la Fédération occupe une part importante du Congrès, puisqu’il s’agit du seul moment où il est possible de les modifier. Le processus de modification est assez complexe compte tenu de la taille de la Fédération.

Lors d’un Conseil général au printemps dernier, un comité des statuts et règlements a été désigné afin de coordonner le travail de révision des statuts. Cette révision des statuts s’est effectuée dans un contexte particulier, il importe de le rappeler. En effet, une crise de légitimité et de représentativité a frappé la Fédération à l’hiver dernier. Dans ce contexte, la Fédération a également mis sur pied un comité sur les pratiques syndicales.
Les divers syndicats et le comité sur les pratiques syndicales ont été appelés à soumettre des propositions de modification aux statuts et règlements de la Fédération.

Plusieurs modifications ont donné lieu à de nombreux débats entre les personnes déléguées.

La principale modification adoptée leur du Congrès fut d’augmenter les responsabilités du Conseil fédéral et confirmer son rôle d’instance intermédiaire au sein de la Fédération.

Les recommandations pour le prochain triennat

Les recommandations pour le prochain triennat visent à doter la Fédération d’orientations pour guider ses actions durant les trois prochaines années.

La délégation du SEECM a été très active au niveau des recommandations pour le prochain triennat en faisant adopter des modifications importantes aux recommandations soumises au vote, notamment en invitant les différents syndicats à réfléchir à libérer les représentantes des syndicats au Comité de la condition des femmes (CCF) et en mettant plus d’accent sur les initiatives écoresponsables de la Fédération.

Matane est en ce moment le seul syndicat de la Fédération offre une libération à sa représentante au CCF. Cette recommandation issue de notre Plan d’action à l’égalité syndicale a été mise en vigueur à l’année scolaire 2018-19. La libération permet également à notre représentante d’appuyer l’équipe syndicale sur différents dossiers comme : la conciliation travail-vie personnelle, l’inclusion et l’autonomie professionnelle.

Il faut souligner que la FEC-CSQ est actuellement la seule Fédération qui compense les émissions de gaz à effet de serre lié à ses instances. La proposition modifiée vise à augmenter la pression sur la CSQ pour la compensation des émissions de l’ensemble des instances de la CSQ et éventuellement d’inviter les autres fédérations à se doter d’une politique en ce sens.

Vous trouverez ci-dessous les recommandations initiales. Dès que les recommandations adoptées seront disponibles, nous les ajouterons sur le site du Syndicat.

L’élection du bureau syndical

Dans le cadre du Congrès, les statuts et règlements de la Fédération ont été modifiés afin de remplacer l’expression « Bureau exécutif » par « Bureau syndical », puisque la première est un anglicisme.

La composition du bureau n’a pas été modifiée, ni en termes du nombre de membre, ni en termes de responsabilité de ses membres.

La procédure d’élection prévoit un mécanisme de préséance afin de favoriser une plus grande représentation des femmes au sein du bureau syndical. Dans ce contexte, le bureau syndical élu en juin dernier est paritaire.

William Duclos, président du SEECM, avait soumis sa candidature pour l’élection au bureau syndical, mais malheureusement il a été battu.

Le bureau syndical est composé des personnes suivantes :

  • Lucie Piché, réélue à la présidence de la Fédération, enseignante en histoire au Cégep de Ste-Foy;
  • Micheline Rioux, réélue à la trésorerie de la Fédération, enseignante en administration au Cégep de Drummondville;
  • Yves Daniel Garnier, réélu à la vice-présidence, enseignant en histoire au Cégep de la Gaspésie et des Îles;
  • Éric Denis, réélu à la vice-présidence, enseignant en information au Cégep de Matane;
  • Youri Blanchet, élu à la vice-présidence, enseignant en arts visuels au Cégep de Rivière-du-Loup;
  • Catherine Huart, élue à la vice-présidence, enseignante en criminologie et en sociologie au Cégep Champlain – Lennoxville.

Nous leur souhaitons un bon mandat !

Le nouveau bureau syndical de la FEC. Dans l’ordre habituel : Youri Blanchette (Rivière-du-Loup), Lucie Piché (Ste-Foy), Catherine Huart (Champlain-Lenoxville), Micheline Rioux (Drummondville), Yves-Daniel Garnier (Gaspé) et Éric Denis (Matane)
(Photo : FEC-CSQ)

Réaction à l’annonce du réinvestissement dans le réseau collégial

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour diffusion immédiate

Matane, le 21 août 2019 – Le Syndicat des enseignants et enseignantes du Cégep de Matane se réjouit du réinvestissement dans le réseau collégial et rappelle l’importance d’Oser la réussite de l’enseignement supérieur.

Le Syndicat des enseignants et enseignantes du Cégep de Matane se réjouit de l’annonce d’un réinvestissement de près de 68 millions de dollars dans les cégeps du Québec et particulièrement de l’ajout de près 2,2 M$ au budget du Cégep de Matane pour l’année 2019-2020. Ce réinvestissement n’aurait pu être possible sans la lutte incessante des différentes organisations syndicales présentes en enseignement supérieur, qui revendiquent le financement par palier depuis de nombreuses années.

En avril dernier, nous avons eu l’occasion de rencontrer Youri Chassin, adjoint parlementaire du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, et de toute évidence nous avons su le convaincre que le modèle antérieur de financement des cégeps défavorisait les petites institutions, comme la nôtre, ainsi que les cégeps de région.

De plus, il ne faut pas perdre de vue que la tâche du personnel enseignant au collégial s’est grandement alourdie au fil des compressions ou des gels de financement antérieurs. Nous saluons la disparition de nombreuses annexes « S » pour des projets spécifiques et le transfert de ce financement à même le volet Fixe de l’allocation des cégeps, mais l’argent doit se rendre dans les salles de classe ainsi que dans les services afin de soutenir le travail du personnel enseignant œuvrant également à la réussite des élèves. En ce sens, la création d’enveloppes dédiées et l’établissement de normes de service demeurent à réaliser.

En route vers la prochaine ronde de négociation pour le renouvellement de notre convention collective, ayant pour thème Faut que ça change, maintenant !,  le Syndicat souhaite ardemment que le signal envoyé par le ministre Roberge se concrétise également dans les conditions de travail du personnel enseignant ainsi que dans la valorisation de la profession enseignante au collégial.

Financer correctement l’enseignement collégial, c’est garder nos jeunes chez nous, c’est permettre à nos entreprises de compter sur une main d’œuvre qualifiée et c’est contribuer au développement régional, à l’occupation du territoire et à l’enrichissement collectif.

À propos

Le Syndicat des enseignants et des enseignantes du Cégep de Matane (SEECM) est affilié à la Centrale des syndicats du Québec. Il représente et protège les intérêts de l’ensemble du personnel enseignant du Cégep de Matane, incluant les enseignantes et les enseignants du Groupe Collegia – Matane ainsi que certaines enseignantes et enseignants du Campus ADN et du Centre Matapédien d’Études collégiales (CMÉC). Il regroupe près de 160 personnes.

Le Syndicat célèbre cette année son 50e anniversaire de fondation.

www.seecm.net

Bonne rentrée

Une nouvelle année scolaire s’amorce, une 50e rentrée pour le Cégep de Matane et pour nos membres. En effet, l’année scolaire 2019-2020 représente la 50e année d’existence de votre Syndicat et elle s’annonce chargée : car, en plus des dossiers locaux que nous traiterons au quotidien, notre convention collective viendra à échéance en mars prochain.

 

Votre syndicat

Le Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep de Matane (SEECM) représente et protège les intérêts de l’ensemble du personnel enseignant du Cégep de Matane, incluant les enseignantes et les enseignants du Groupe Collegia – Matane ainsi que certaines enseignantes et enseignants du Campus ADN et du Centre Matapédien d’Études collégiales (CMEC).

Le SEECM regroupe près de

  • 130 personnes enseignant à l’enseignement régulier à Matane;
  • 15 personnes enseignant à l’enseignement régulier au CMÉC, et
  • Environ 15 personnes enseignant à la formation continue à Collegia.

Voici quelques-uns de nos dossiers prioritaires localement pour l’année 2019-2020 :

  • L’actualisation de nos statuts et règlements;
  • Le suivi du processus d’allocation de la tâche;
  • La négociation;
  • Les tâches à la formation continue.

Ensuite, nous continuerons à être présents aux instances de la Fédération et de la Centrale, afin que notre voix matanaise soit portée et bien entendue !

  • Comité d’information sur la formation et application de la convention collective (CIFAC) : 19 – 20 septembre & 31 – 1er novembre
  • Conseil général de la Fédération : 3 – 4 octobre & 21 – 22 novembre
  • Conseil général des négociations : 9 au 11 octobre
  • Conseil général de la Centrale : 23 au 25 octobre & 11 au 13 décembre

Présentation des membres du bureau syndical.

Le bureau syndical est composé de 4 membres :

William Duclos, enseignant en technologies de l’électronique industrielle, occupe la présidence. : À ce titre, il est notamment responsable de :

  • Présider les réunions du conseil exécutif;
  • Représenter officiellement le Syndicat;
  • Informer les membres dans le cadre de ses responsabilités.

Suzy Lebreux, enseignante en soins infirmiers, occupe le poste de 1re vice-présidente. Elle a notamment les responsabilités de :

  • S’occuper des dossiers ayant un impact sur la qualité de vie;
  • Traiter les communications internes entre les membres du personnel enseignant, avec les autres membres du personnel et avec les élèves;
  • Superviser l’environnement pédagogique;
  • Rédiger les procès-verbaux des réunions du conseil exécutif et de l’assemblée générale qu’elle signe conjointement avec la présidence;
  • Collaborer aux travaux du Comité de perfectionnement du personnel enseignant (CPE).

Dans l’exercice de ces fonctions, elle siège également à la Commission des études.

Yannick Malouin, enseignant en techniques d’aménagement et d’urbanisme, occupe le poste de 2e vice-président. Les responsabilités associées à ce poste sont de :

  • Voir à l’application de la convention collective;
  • Voir à la sauvegarde des intérêts et l’application des droits des membres du collège;
  • Assister aux réunions de la Fédération et de la Centrale à l’intention des responsables de l’application de la convention collective;
  • Accueillir les nouveaux membres et les informes du rôle et des responsabilités du Syndicat;
  • Voir à la formation et l’animation de la vie syndicale.

Dans l’exercice de ces fonctions, il siège également au Conseil d’administration.

Tommy Guénard, enseignant en histoire au Centre matapédien d’études collégiales, occupe le poste de 3e vice-président. Il est notamment responsable de :

  • Voir à l’application de la convention collective au CMÉC;
  • Effectuer le lien entre les membres du CMÉC et l’exécutif;
  • Voir à l’animation de la vie syndicale au CMÉC;
  • Voir à la sauvegarde des intérêts et l’application des droits des membres du centre;
  • Informe le conseil exécutif des dossiers en cours.

L’an dernier, Marie-Pier Savoie, enseignante en français, s’est jointe au bureau syndical pour s’occuper des certains dossiers dont ceux de la condition des femmes et de l’autonomie professionnelle. Elle continuera sa collaboration au sein de l’équipe syndicale cette année et elle sera :

  • Responsable de l’action mobilisation (en vue de la prochaine négo)
  • Votre déléguée au sein du réseau des femmes de la CSQ et du comité de concertation des femmes de la FEC.

Nos activités syndicales

Notre automne sera très occupé syndicalement :

  • 3 assemblées générales (10 septembre, 22 octobre et 26 novembre)
  • 5@7 de mobilisation sur le climat (24 septembre)
  • Comité de révision des statuts (à déterminer)
  • Comité des précaires (à déterminer)
  • Formation sur la répartition de la tâche (29 octobre)

En plus, vous serez convié à une activité d’initiation à la vie syndicale qui aura lieu le 3 septembre. Il s’agit d’une formule allant au-delà de la séance d’accueil des nouveaux membres. Tous les membres seront conviés à cette rencontre !

Le 27 septembre et les actions sur le climat

Nous sommes toujours en discussion avec la direction concernant la journée du 27 septembre. Le mouvement continue à prendre de l’ampleur dans les différents cégeps du Québec et dans la société civile plus largement.

Nous aurons un retour pour vous rapidement sur cette question ainsi que lors de l’assemblée générale prévue le 10 septembre prochain.

Pour nous joindre :

Passez nous voir en tout temps au local du Syndicat (J-228) et nous vous invitons à prendre un café ou échanger avec nous sur votre réalité d’enseignement !

Dans la mesure du possible, un membre de l’exécutif sera sur place.

Autrement, le plus simple est de nous contacter par courriel : n71.matane@lacsq.org

Suivez-nous sur Facebook (https://www.facebook.com/seecmat) et passez voir notre site web : https://seecm.net!

Pour conclure, nous vous souhaitons une très bonne année scolaire, de négo.

Bonne rentrée !

Votre équipe syndicale,

William Duclos       | Président

Suzy Lebreux          | 1re vice-présidente – responsable des finances et du perfectionnement

Yannick Malouin    | 2e vice-président – responsable de l’application de la convention collective

Tommy Guénard   | 3e vice-président – délégué au CMÉC

Les inégalités au travail fondées sur le sexe dans le secteur public québécois

Le système public d’éducation dans lequel nous travaillons n’est pas exempt d’inégalités fondées sur le sexe. C’est ce que l’on comprend de l’étude de l’IRIS (Institut de recherche et d’informations socioéconomiques), « Inégalités de rémunération entre les hommes et les femmes au Québec : l’impact de la ségrégation professionnelle du secteur public », publiée en février 2019 et menée par François Desrochers, en collaboration avec Eve-Lyne Couturier. L’objectif de cet article n’est pas de résumer l’étude, mais plutôt d’en rapporter quelques aspects qui ont retenu l’attention.

D’abord, il existe différents secteurs du marché de l’emploi, le secteur public au Québec étant composé de 5 sous-secteurs :

  • l’administration québécoise (fonction publique, commissions scolaires et cégeps, institutions de santé et de services sociaux);
  • l’administration municipale;
  • l’administration fédérale au Québec;
  • les entreprises publiques (Hydro-Québec, SAQ, etc.);
  • les universités.

La communauté enseignante du Québec fait partie du premier sous-secteur, soit l’administration québécoise, et c’est celui-là même qui compte les rémunérations les moins élevées de tout le secteur public et celui-là seul qui connait une baisse du niveau de vie depuis 2000 (si l’on calcule vite, notre niveau de vie baisse donc depuis 19 ans maintenant). En considérant qu’il est le sous-secteur ayant le plus haut pourcentage de femmes en son sein (72 %), peut-on croire que ces conditions sont dues au hasard? Pourquoi les personnes travaillant dans l’administration québécoise gagnent-elles moins? Comme il l’est mentionné dans l’étude, « les femmes sont surreprésentées par rapport aux hommes dans l’administration québécoise. Ces professions ayant traditionnellement été dévalorisées par rapport à celles plus typiquement masculines, les salaires liés à ces professions sont plus bas que leur valeur ‘’réelle’’ sur le marché.[1] »

Ici, le problème n’est donc pas lié à une question d’égalité salariale à proprement parler, où « à travail identique, salaire égal », mais bien à une question d’équité salariale, « à travail équivalent, salaire égal ».  Le principe de la loi sur l’équité salariale vise justement à s’assurer que « des personnes qui occupent des postes différents, mais équivalents par les efforts, les responsabilités, les qualifications et les conditions de travail touchent une même rémunération[2] ». Autrement dit, les emplois de l’administration québécoise pourraient être reconsidérés dans une perspective d’équité salariale et ainsi être revalorisés. Alors, pourquoi n’a-t-on pas encore comparé le travail du corps professoral à un autre corps d’emploi afin de s’assurer de l’équité du salaire?

Parce que la loi ne le permet pas. L’équivalence entre deux emplois peut être déterminée si, et seulement si, ces deux emplois font partie du même sous-secteur, selon la Loi sur l’équité salariale mise en place en 1996. À titre d’exemple, un emploi de l’administration québécoise ne peut être comparé à un emploi de l’administration fédérale dans un but d’équité salariale. Ainsi, si un sous-secteur entier est d’emblée victime de dévalorisation, de discrimination, il n’y a pas d’issue légale pour que les emplois de ce sous-secteur soient comparés à des emplois hors secteur afin de gagner leurs lettres de noblesse. C’est une roue qui tourne.

Et pendant ce temps, plutôt que de changer cet aspect de la loi qui nous apparait, dès lors, comme injuste, inéquitable et arbitraire, le gouvernement met en place un projet de loi 10 visant à apporter quelques modifications à la Loi sur l’équité salariale sans jamais reconsidérer cet aspect préoccupant.

Doit-on attendre une volonté du gouvernement pour changer cette loi? Notre centrale syndicale CSQ, composée à 78 % de femmes, faut-il le rappeler, pourrait-elle un jour porter ce combat au front? Plutôt que d’expliquer à ses membres la portée du projet de loi 10, pourrait-elle informer ses membres à quel point ils (ou devrait-on dire elles?) se font avoir avec le fondement même de la loi? C’est un enjeu fondamental de l’égalité femme-homme au Québec. Mentionnons en terminant qu’« un rattrapage salarial du personnel de l’administration québécoise pour porter [ses] rémunération[s] au niveau des entreprises publiques coûterait environ 7,3 milliards $ annuellement à l’État québécois, dont 5,9 milliards $ en salaires, et réduirait de 35 % l’écart général du salaire horaire moyen entre les hommes et les femmes au Québec.[3] »


[1] François Desrochers, avec la collaboration d’Eve-Lyne Couturier, « Inégalités de rémunération entre les hommes et les femmes au Québec : l’impact de la ségrégation professionnelle du secteur public », rapport de recherche, février 2019, p. 33.

[2] Esther Déom et Marie-Pierre Beaumont, « Le Québec : toujours à l’avant-garde en matière d’équité en emploi? », Santé, Société et Solidarité, 7, n° 1, 2008, p. 77.

[3] François Desrochers, avec la collaboration d’Eve-Lyne Couturier, « Inégalités de rémunération entre les hommes et les femmes au Québec : l’impact de la ségrégation professionnelle du secteur public », rapport de recherche, février 2019, p. 3.

Dernière rencontre annuelle du CCF (FEC-CSQ)

Voici quelques enjeux du CCF qui ont été discutés lors du bilan triennal d’avril 2019 :

  1. Participation aux activités visant la promotion des rapports égalitaires et la prévention des violences sexuelles

Le CCF recommande à la FEC-CSQ d’inviter les syndicats et leurs membres à participer à ces activités. Au Cégep de Matane, le comité pour contrer le harcèlement et la violence a prévu un plan de formation concernant, d’une part, la notion de consentement et, d’autre part, les mécanismes de plaintes au Cégep. Ces formations reviendraient annuellement et viseraient à conscientiser les élèves ainsi que les employés. Le plan de formation n’a pas encore été diffusé officiellement aux membres des communautés enseignante et étudiante.

  • L’approche intersectionnelle

Le CCF recommande à la FEC-CSQ d’entreprendre une réflexion, de concert avec le CCF, dans une approche intersectionnelle, pour mieux comprendre les réalités et défis que pose l’inclusion en emploi des membres de la communauté enseignante vivant de multiples discriminations (personnes autochtones, handicapées, immigrantes, « racisées », membres de la communauté LGBTQ+, etc.). Des témoignages sont également recherchés afin de mieux comprendre les différentes réalités et d’étoffer la réflexion. Les membres du syndicat de Matane se sentant concernés et qui sont intéressés à faire un témoignage sont invités à communiquer avec la représentante locale CCF à cet effet.

  • Projet de loi 21 sur la laïcité de l’État

Le projet de loi 21 sur la laïcité de l’État ne concerne pas le corps professoral des cégeps. Cependant, la CSQ est une centrale regroupant des membres hors du réseau collégial et, par conséquent, elle déposera un mémoire sous peu concernant le projet de loi.

Le prochain Réseau sur la condition des femmes aura lieu les 16 et 17 mai prochains, à Saint-Sauveur. Un autre article s’en suivra!